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AVANT-PROPOS DE JUIN 2007
in "Livret du Concours de Poésies"
Année Scolaire 2006/2007
iNSPECTION ACADEMIQUE
de MAINE -Et-LOIRE "
Fidèle au grand écrivain René Char, le prix 2007 de la Poésie, avec la « Déclaration d’amour» a largement inspiré plusieurs centaines d’élèves, collégiens et lycéens du beau pays d’Anjou : ils ont vu s’ouvrir sous leur plume printanière mille bourgeons
d’amour… La diversité et l’éclectisme des textes présentés par nos enfants – poètes ont pu conjuguer le verbe « AIMER » à tous les âges et à tous les temps, et su ainsi ravir nos âmes de
lecteurs en écarquillant très fort les yeux de notre coeur… On peut alors apprécier la belle sérénité langagière d’une petite fille de 7 ans qui nous confie :
« La
lune et le soleil / rêvent de sortir le soir / C’est pour la vie / Que ces deux-là sont amoureux »…
Les jurés ont pu également apprécier ces mots d’enfants qui habillent la
vie de tous les jours en costumant du rêve avec une belle originalité, comme
Aminata (11ans) : « Le sable par ma vie se perd dans les Repères / Je marche avec le parfum de
mon histoire »…Mais nos enfants parlent de
l’amour sous toutes ses formes et chantent leur
plaisir sur toutes les rimes : ils aiment tout en même temps les
paysages africains, la douceur de la pluie, les chiens qui nous regardent, l’amitié
inaltérable, la beauté desastres, la danse et la musique, le père Noël et les moustiques, la flamme
dans tes yeux, un bisou sur l’oreille, notre peau en robe de velours…comme Morgane : « Ma main sur ton front d’abricot / Tes cheveux délicats / Douceur entre mes doigts »…
Enjambant allégrement les conventions, s’amusant avec les formules, ils
savent aussi nous donner les leçons de fantaisies et les mesures du sérieux qui les animent.
Aussi quittant sans autorisation son dernier éclat de rire, Julie rentre soudain
dans son instant de gravité : « Pour toi / j’aurais volé la lune / bloqué les rivières / retenu le temps / mais la vie s’est arrêtée avant…/ »
Que les 600 élèves qui participèrent à cette belle aventure du Prix de Poésie,
qui ont conjugué la poésie et l’amour grâce à leurs belles écritures soient ici encouragés et remerciés, ainsi que les enseignants qui les aidèrent à faire vibrer cette petite lumière créative
!! Et qu’on les invite donc, dans chacune de nos classes , à faire vivre et développer cette découverte et cette écriture qui
mettent en scène le tréfonds de leur vie émotive en nous ravissant l’âme, comme nous confie Fanny au printemps de sa
dixième année :
« Pour la beauté du Geste
Peu importe la couleur de la peau
On a tous un brin d’amour
A donner, à offrir, à recevoir »
Avec tout le plaisir que je vous souhaite, au nom de tous les membres du jury
2006/ 2007, au fil de la lecture qui vous attend, au milieu de ce pot-pourri poétique enfantin, cueillez donc ces morceaux de printemps et ces parcelles d’amour en vous laissant guider par
les fragrances subtiles des poèmes de notre belle jeunesse, car « l’Amour est un je ne sais
quoi, qui commence je ne sais où, et qui finit je ne sais quand " (E.Rostand) !
Guy LHEUREUX
Membre du Jury et de la Taverne Aux Poètes
Poète et peintre amateur.
publié dans le Livret de Poésies
du PRIX INSPECTION ACADEMIQUE DU MAINE ET LOIRE
Lundi 17 décembre 2007
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REVUE EMPREINTES..REVUE EMPREINTES.. THEME 2004 : POEMES SUR "LE CHANT DES VILLES" REVUE EMPREINTES.....REVUE EMPREINTES.... LE CHANT DES
VILLES...... POEMES DE BANLIEUES....CHANTS DES VILLES
Un Printemps rempli du
« Chant des Villes »

Il était une fois un printemps de la poésie dont le thème choisi par de grands sages consacrait sa page aux « Chants des
Villes », plusieurs semaines après que le tintamarre des banlieues eut interprété son dernier solo en mezzo forte. Le rap fut choisi pour chorégraphier le plancher des vaches
en opéra, et les graffiteurs tagguèrent leurs notes multicolores sur les murs d’une urbanité bienveillante sans déranger davantage qu’un refrain de chanteur solitaire les honnêtes gens se
rendant au concert du comédien Terzieff théâtralisant avec génie les vers rédigés par le grand maître Milosz. Les écrivains saluèrent
l’événement par une profusion rarissime de textes en chantant architecture lecorbusienne, musiques au cœur de troubadours désargentés, dégringolade hitchcockienne des niveaux de vie
qu’intermittents du spectacle clamaient haut et fort, en intro imprévisible des concerts à la mode, alors que loin du tohu-bohu social et autres sirènes de manufactures non encore
délocalisées, moult amateurs de vers célébraient le « Paris s’éveille » de Dutronc, ou le non moins magnifique « Amsterdam » de l’ami
Brel … Les avertisseurs des banlieues
éteignirent leurs grands feux de détresse face aux hommes en noir pendant que les présidents préparaient leurs discours : la complainte en « ut mineur » des laissés pour compte
s’enrichit alors d’un dernier intermède qualifié par presse érudite d’ « arrêt momentané du chant des oiseaux de nuit »…Les chiens continuèrent à aboyer vers les crépuscules orangés, et compère lune ne se lassait plus d’éblouir sans raison les troubadours du
soir, égrenant de places encanaillées en quartiers chics leurs ritournelles de quatre sous pleines de vérité, d’audace et d’innocence.Dans ce concert de couleurs urbaines et de notes imprévisibles, le chef d’orchestre annonça le dessert, et les violonistes du printemps se
saisirent de leurs archets pour interpréter la « valse des poètes de l’espoir ».Dans le cadre de cette
belle saison où les arbres et les écrivains de nos cités accouchent leurs premières feuilles, vos amis poésiens de la Taverne aux Poètes vous proposent pour leur deuxième sérénade, dans le
second numéro de ces « Empreintes », un nouveau concert d’écritures où chaque poème pourra, dans le terreau de votre sensibilité, et avec l’ouverture de votre cœur, susciter
de nouveaux bourgeons printaniers, et de nouvelles envolées annonciatrices d’une lecture passionnée mais aussi féconde. Nous ne pouvons en effet ignorer que la poésie est en réalité un jardin
magique où mille êtres sensibles déshabillent en secret leurs pensées vagabondes et fugaces loin des regards indiscrets et des tintamarres du consumérisme. Puisse ce
pot-pourri dans ses trémolos urbains et ses arpèges ruraux vous apporter le temps de quelques «écarts pour soi» des bribes de bonheur tranquille et des respirations
de tendresse délicate, baumes intérieurs que je vous souhaite, avec les vœux de merveilleuse année en poésie ; puisse enfin la palpitation d’un poème
faire délicatement vibrer les cordes sensibles de votre musique intime, et vous remplir de cette atmosphère somptueuse où les lilas de notre printemps poétique exhalent
leur diaphane fragrance sur l’indicible tapis du cortège de nos émotions...
Au
Au fait, saurez-vous écouter au prochain printemps peuplé des chants des villes tous ces textes en écrin où poésies tissées fil à fil auront su faire résonner
en votre jardin intérieur leur imprévisible et incomparable symphonie ?
LUGGY Guy-Joseph
in REVUE
"EMPREINTES n° 4" : LE CHANT DES VILLES
éDITé PAR "LA TAVERNE-AUX-POèTES"